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Le prince Constantijn succède à Neelie Kroes en tant qu’ambassadeur pour les start-up

Couronné de succès, le programme néerlandais en faveur des jeunes pousses – StartupDelta – est prolongé sous le nom de StartupDelta2020. À compter du 1er juillet 2016, le prince Constantijn reprendra le flambeau de Neelie kroes en tant que représentant spécial et dirigera le nouveau programme durant un an et demi. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Affaires économiques, Henk Kamp, mardi à Amsterdam lors du festival Startup Fest Europe.

Bon résultats et ambitions pour l’avenir

Selon le ministre des Affaires économiques, « avec l’équipe de StartupDelta, Neelie Kroes a su en un temps record faire de notre pays un important centre pour les start-up, dont la stature est reconnue tant au niveau national qu’international. Au cours de l’année et demie écoulée, elle a mobilisé son expérience, son enthousiasme et son prestige en faveur des jeunes entrepreneurs. J’ai beaucoup d’admiration pour les résultats qu’elle a obtenus en si peu de temps ». Selon le classement mondial 2015 sur les écosystèmes de start-up, les Pays-Bas occupent désormais la troisième place européenne pour la rapidité de la croissance de leur écosystème de start-up et la quatrième place, après Londres, Berlin et Paris, des écosystèmes européens, un résultat dû en partie aux efforts déployés par StartupDelta. Les Pays-Bas se situent en outre en tête du Startup Nation Scoreboard, qui compare les mesures prises dans 25 pays européens en vue d’améliorer le climat pour les jeunes pousses.

Écosystème régional et européen

Henk Kamp se réjouit de la coopération à venir avec le prince Constantijn : « nous aurons encore une fois un représentant spécial de stature internationale, doté en outre d’une riche expérience autant dans le secteur privé qu’en entreprise. Il entretient des liens étroits avec les start-up et leur écosystème régional et européen. C’est donc la personne indiquée pour travailler avec les pouvoirs publics, les entreprises et les centres d’expertise à la création de conditions favorables, permettant aux start-up de se développer. Cela est positif pour l’emploi, la productivité et la compétitivité des Pays-Bas ».

Prolongement du programme StartupDelta

Soucieux de continuer dans la voie engagée, l’État prolonge le programme pour une durée de 4,5 ans sous le nom de StartupDelta2020. Dans ce cadre, les quatorze principales régions innovantes vont intensifier leur coopération de sorte à accélérer les innovations et à favoriser l’implantation aux Pays-Bas des entreprises et jeunes pousses étrangères prometteuses. Le programme accordera une attention accrue aux possibilités de croissance des start-up et à des thèmes comme la technologie financière et l’agroalimentaire.

Les Pays-Bas, berceau international des start-up

Au sein de StartupDelta2020, jeunes pousses néerlandaises et régions innovantes s’attacheront à faire des Pays-Bas un berceau international pour les start-up. Un programme d’action sera établi l’été prochain sous la houlette du nouveau représentant spécial. Il structurera l’organisation de StartupDelta2020, qui opère en toute flexibilité, avec des équipes changeantes au gré des problèmes à résoudre, impliquant au cas par cas les acteurs de terrain concernés.

L’ambition de compter parmi les 5 meilleurs écosystèmes mondiaux

« Le gouvernement va soutenir le programme afin que les Pays-Bas profitent des innovations apportées par les start-up », a déclaré Henk Kamp. « Mon ambition est que notre pays se taille une place parmi les cinq premiers dans le classement des écosystèmes de start-up qui sera établi par Compass en 2020. Nous occupons actuellement la 19e place. Il nous faut donc poursuivre nos efforts pour améliorer le climat pour les start-up, en collaboration avec ces dernières mais aussi avec les investisseurs et les centres d’expertise ».

Favoriser la croissance des start-up et des scale-up

Plus tôt dans la journée, le ministre avait déjà annoncé prendre, avec le secrétaire d’État aux Finances, Eric Wiebes, des mesures permettant aux start-up et aux scale-up de se développer plus facilement et plus rapidement. À partir de l’année prochaine, un montant de 27 millions d’euros sera durablement affecté à l’assouplissement du régime salarial pour les entreprises innovantes. Les créateurs de start-up auront alors la possibilité, durant les trois premières années, de s’attribuer un salaire imposable équivalent au salaire minimum, au lieu des 44 000 euros actuellement obligatoires. Ils pourront ainsi davantage investir dans leur entreprise. Par ailleurs, le gouvernement prévoit un budget de 23 millions d’euros pour investir, aux côtés d’investisseurs privés, dans les start-up et les PME.